Imaginez Paris en 1800. À l’ancien principal opéra de Paris de la rue de Richelieu, sur l’emplacement de l’actuel square Louvois, Napoléon échappe à deux tentatives d’assassinat marquantes. Le 10 octobre 1800, grâce à la dénonciation d’un complice, la police déjoue un complot visant à l’attaquer au couteau. Puis, le 24 décembre 1800, nouvelle tentative appelée « la conspiration de la machine infernale » planifiée par des chouans bretons royalistes.
Les conspirateurs installent une machine infernale, à savoir un tonneau rempli de poudre à canon, de clous et de balles qu’on fait exploser au moyen d’une carabine déclenchée à distance par une ficelle. L’engin explose et fait 22 morts et une centaine de blessés. 48 maisons sont même détruites. Mais la détonation a eu lieu trop tard, permettant à Napoléon de passer et de s’en sortir indemne.
Un autre évènement tragique eu lieu ici puisqu’en 1820, le duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII et second fils du comte d’Artois, fut assassiné à la sortie de l’opéra.
Cet événement est capital puisqu’il était le seul capable de donner un héritier à la famille royale ! Ce meurtre mène alors à la décision de démolir l’opéra pour y ériger une chapelle expiatoire. Cette dernière fut à son tour détruite en 1839 pour laisser place au square Louvois que vous contemplez actuellement.

Laisser un commentaire