30 mai 1770.
La future Place de la Concorde est alors noire de monde.
On y célèbre en effet le mariage du dauphin, futur Louis XVI, avec Marie-Antoinette.
Pour l’occasion, un feu d’artifice grandiose est annoncé.
Jusqu’à 300 000 personnes se massent pour voir le spectacle.

Les fusées sont préparées par les célèbres frères Ruggieri.
On s’attend à un moment historique.

Mais la soirée vire au cauchemar.
Les premiers tirs ratent. Une fusée retombe sur le bastion des artificiers.
Un incendie éclate.
La foule panique.

Les rues autour sont en travaux, des carrosses bloquent les passages.
Les gens se piétinent, s’écrasent, s’étouffent.
Les chevaux affolés aggravent le chaos.

Résultat : un carnage.
Les archives officielles parlent de 132 morts.
Mais certaines sources évoquent… des centaines, voire plusieurs milliers de victimes.Ce drame restera le plus meurtrier de l’histoire pyrotechnique française.
On l’appellera : le Grand Étouffement.

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